Bismillah

A.S.I.J.                                                          

Reunion

Section Tabligh

 

Ramadhan n°11 – 20/12/99

 

Résumé de takrir délivré par Al Hajj Moulla Moustafa Jaffar.

 De I.E.B. (Islamic Education Board) du The World Federation. London

 

On a vu que le jour de Hashr (Qyàmat), après l’obtention de notre registre, nous aurons à justifier nos actions par un compte rendu détaillé.

Ensuite, nous nous dirigerons vers la « balance » qui « pèsera » notre bilan et déterminera  de l’endroit où nous devrons nous diriger. Et là, il y aura beaucoup de surprises.

Rappelons-nous encore une fois que là-bas, nous vivrons ces étapes dans une nouvelle dimension ; le registre, la balance, le pesage… ne sont que des analogies pour essayer de mieux comprendre.

Ce jour-là, nous serons surpris de voir que certaines actions que nous avions faites auront eu des effets bénéfiques durant de nombreuses années et donc engendrent des « nékis » (sawàb) inattendus, alors que d’autres « petits péchés » nous étonneront par l’importance qu’ils vont prendre et nous déstabiliser.

 

Un homme qui avait vécu avec modestie et patience était persuadé qu’il n’avait dans son bilan que des « nékis » (bénéfices) et très très peu de péchés. Il se croyait que même si Allah (swt) compte ses actions avec justice (Adl) (et non avec tolérance « fazl »), il s’en sortirait sans problème. Il a invoqué Allah (swt) de le rassurer dans cette perspective.

Il a rêvé un soir que c’était le jour de Qyàmat et que tout le monde se trouvait pris dans ses propres soucis, et lui traversait chaque étape apparemment sans trop de problème. Enfin, il arriva devant la balance, toutes ses actions se trouvaient sur le côté droit, mais une pomme que l’Ange avait mis sur le côté gauche, bascula tout. L’homme était surpris, mais une pomme ! Une petite pomme, comment peut-elle être plus lourde que toutes mes bonnes actions ? Alors l’Ange lui répondit : « Tu as cueilli et mangé cette pomme d’un arbre sans l’autorisation de son propriétaire ! Cette pomme était une pomme volée, elle pèse très lourde ! »

Et sur ce il se réveilla et pensa profondément à ce cauchemar.

C’est pourquoi notre Mawla-é-Kaénàt, Imàm Ali (as) dit dans son invocation de Komayl : « Ô Allah !, le jour du Jugement, demande nous les comptes avec tolérance et largesse et non avec justice » (Allahoumma ‘àmilna bi fazlika wa la to’àmilna bi adlik).

           

Parmi nos actions, il y aura trois catégories :

1-      Des actions pour ou contre soi-même (plaisir, restriction : manger, se vêtir, se reposer, etc.)

2-      Des actions pour ou contre Allah (swt) (haqqoullah :obligation religieuse, péchés ou bienfaits = sawàbs ou ghounahs).

3-      Des actions pour ou contre les autres membres de la communauté ou de la société (haqqounnàss).

Les actions les plus pénalisantes sont celles de la troisième catégorie. Et elles font beaucoup de mal à notre communauté. Notamment le ghybat (parler de quelqu’un derrière son dos, même si c’est la vérité). Le ghybat est une gangrène dans notre communauté, et elle est difficile à éradiquer.

Allah (swt) dit dans le Saint Coran : « celui qui s’adonne au ghybat est pareil que celui qui mange la viande du cadavre de son frère ! »

 

Un homme est venu voir notre 4e Imàm Zaynoul Abédine (as) pour lui rapporter les paroles qu’un homme a tenu contre notre Imàm. Celui-ci lui a dit : « Tu es mon ennemi, car avant que tu  ne me rapportes ces paroles, je ne savais rien, mais maintenant que tu m’as fait le rapport tu m’as fait beaucoup mal. C’est comme si l’homme a tiré une flèche qui ne m’avait pas atteinte, mais que toi, tu as repris cette flèche pour la planter dans mon cœur ! »

Le ghybat, entre autre action de la troisième catégorie, est celle qui nous préservera beaucoup de surprise sur la balance. Le ghybat anéanti toutes nos bonnes actions.

Et le jour de Qyàmat, celui ou celle dont on aura fait le ghybat se présentera devant le « pool-é-siràt » (pont avant d’aller vers le Jannat) pour réclamer sa réparation !

Alors, méditons un peu à ce moment crucial………….

 

Résumé par G. Radjahoussen.

 

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Ramadhan n°12 – 21/12/99

 

Résumé de takrir délivré par Al Hajj Moulla Moustafa Jaffar.

 De I.E.B. (Islamic Education Board) du The World Federation. London

 

Une fois les comptes de haqqounnas réglés, on arrive enfin devant le pool-é-sirat. C'est un "pont" qui surplombe le "jahannam". C'est l'ultime épreuve pour celui qui pourra entrer dans le Jannat. Nous avons souvent entendu qu'il est plus fin qu'un cheveu et plus tranchant qu'un sabre, cela est bien sûr métaphorique, et nous voyons qu'il n'est pas aussi facile de gagner le Jannat. Bien sûr, Allah (swt) est Clément et Miséricordieux, mais il est également Juste et Intègre ; sans d'abord payer les dus de Allah (swt) et des hommes (haqqoullah et haqqounnas), comment peut-on espérer aller en Jannat ?

            Des hadiçes nous disent que certains pourront passer le pool-é-sirat aussi vite que l'éclair, d'autres normalement ou encore d'autres en se traînant, et ceci en fonction de ses réserves de "nékis". Mais une chose est sûre : celui qui n'a pas d'affection pour Ali ibné Abi Talib (as) et l'Ahl oul bayte (as), ou celui qui est parmi ses ennemis, et ceux qui ont confisqué ses droits ne pourront jamais traverser ce pont.

            Il est intéressant de savoir ce qui se passera dans le Jahannam (l'Enfer). Ces récits sont rapportés par Le Saint Prophète (as) auquel Allah (swt) avait demandé s'il voulait voir l'état des transgresseurs de sa communauté, durant son voyage d'ascention (Mé'ràj). Nous donnerons seulement quelques exemples.

            Il faut souligner aussi que comme l'avènement de Jahannam et de Jannat viendra après la fin du monde et le jour du Jugement, comment se fait-il que le Saint Prophète ait pu les voir durant son voyage d'Isrà ? Mais on comprend aisément que la maîtrise de l'espace-temps ou de voyage dans le temps est sous le contrôle d'Allah (swt), Il peut faire ce qu'Il veut ! La science d'aujourd'hui n'admet-elle pas qu'un jour il n'est pas impossible de maîtriser ces paramètres ?

            Il faut savoir que dans le Jahannam il y a 7 darks, alors que dans la Jannat il y a 7 darajàts.

            Seront dans le Jahannam :

1- Le nammàm :Celui qui se plait à rapporter les paroles des uns et des autres (commérages) qui engendre des mésententes et bagarres dans la communauté.

            Du temps de Prophète Moussa (as), leur dou'à contre la sécheresse et la famine n'était pas exhaussé. Le Prophète Moussa (as) a demandé à Allah (as) la raison de ce malheur, Il a répondu qu'il en sera ainsi tant qu'il y aura un nammàm (faiseur de commérage) parmi vous. Puis leur dou'à a été accepté après que le responsable et toute la communauté ont demandé profondément pardon. La pluie est ensuite arrivée.

2- Le Da'ouçe : Celui qui ne dit pas à son épouse de porter le voile, ou qui se plait à voir sa femme sans voile en public.

3- La femme qui sort en public sans le hijab. Elle sera suspendue par ses cheveux dans le feu de l'enfer.

4- La personne qui mangeait le haràm et najiss, alors que d'autres nourritures halàl et tahir étaient disponibles. Elle sera debout dans le feu avec sur la main droite de la viande fraîche et sur la main gauche de la viande rassise et pourrie. Mais elle ne mangera que la viande pourrie car sur la terre elle avait l'habitude de manger haràm.

            Une fois un petit garçon a injurié le St Prophète (as) . Alors, les compagnons attendait le signal du St Prophète (as) pour le punir ou même le tuer, mais celui-ci a dit non, car cet enfant est un "haràmzàdo" (illicite-bâtard). Mais les compagnons se sont étonnés car ils savaient que c'est le St Prophète (as) même qui avait prononcé son nikàh ! Alors, le St Prophète a dit de demander à la mère de l'enfant ce qu'elle a mangé alors que cet enfant était dans son ventre. Et l'on sut que la mère avait mangé un fruit sans demander la permission de son propriétaire.

            On voit que petite cause égale grand effet ! Alors que penser des frères et sœurs qui mangent haràm dans les restaurants et autres Mac do ? Ne savons nous pas que la nourriture cause un grand effet sur notre corps, notre sang et donc nos cœur et cerveau, donc sur notre personnalité et notre imàne.

            Cela nous mène à parler un peu du Madressa, car le rôle des Madressas est de réveiller en nos enfants ce que parfois les parents négligent ou ne savent pas. Il est demandé aux parents de soutenir les enseignants de Madressa pour pouvoir accompagner leurs enfants dans leurs progressions. Il est vraiment malheureux parfois de constater qu'au Madressa, les enseignants apprennent aux enfants, par exemple, qu'il est interdit d'écouter la musique, mais dès qu'ils arrivent à la maison, ou même dès la voiture, les parents font le contraire. Alors l'enfant ne sait plus sur quel critère fonctionner, et si l'on ne fait rien pour remédier à cela, nos enfant risquent de devenir « Mounafiq ».                                       Résumé par G. Radjahoussen

Bismillah

A.S.I.J.                                                          

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Ramadhan n°13 – 22/12/99

 

Résumé de takrir délivré par Al Hajj Moulla Moustafa Jaffar.

 De I.E.B. (Islamic Education Board) du The World Federation. London

 

Les quelques détails sur le Jahannam ont fait un effet de peur chez vous, et c'est normal, mais justement le tabligh c'est de rappeler de temps en temps la réalité des choses.

            Aujourd'hui, nous parlerons de Jannat. Des descriptions de Jannat figurent dans le Saint Coran (notamment Souré Wàqiàh et souré Rahmàn), et dans de nombreux hadiçes et dou'às. Mais toutes les descriptions resteront insuffisantes pour "vivre" les sensations du Jannat. C'est un endroit ou le réel et le virtuel se confondent ; où il suffira de penser ou de formuler l'intention pour que la pensée ou le vœux devienne réalité !

            Il serait intéressant de méditer sur les traductions des dou’às que nous récitons après chaque namàze durant le mois de Ramazàne ( 1- Yà ‘aliyo yà ‘azîm…., et 2 – Allàhoumma birahmatika fisswaléhina farafa’nà….)

            Comme Allah (swt)  est Le Meilleur Pardonneur, il ne faut jamais se désespérer de Sa Clémence, mais pour bénéficier de cet avantage, le pardon doit être profond et sincère. Un pardon superficiel, du bout des lèvres, et le recommencement des mêmes erreurs est non seulement malhonnête mais en plus ne fait qu'enfoncer l'individu dans le mal.

            Un jeune homme vient voir le St Prophète pour lui dire que ses péchés étaient tellement graves et répugnants qu'il n'espérait aucunement le pardon d'Allah (swt). Le St Prophète lui demande de se confier quand même à lui. Il lui dit qu'il avait prit l'habitude de voler le linceul des morts dès la première nuit du décédé. Le St Prophète lui a dit qu'Allah (swt) pourrait le pardonner s'il se repent du fond de cœur. Mais le jeune homme continue, une fois dit il, après avoir volé le linceul d'un jeune fille, Sheitàne m'a fait faire l'acte abominable. Sur ce, même le St Prophète s'est énervé et lui a ordonné de quitter les lieux immédiatement, de peur qu'un "morceau de Jahanam" ne tombe sur ce lieu à cause de ce grave péché.

            Le jeune homme est parti hors de Madina et s'est attaché à un gros galet pour se consacrer corps et âme à demander pardon à Allah (swt). Au bout de 40 jours, Allah (swt) a envoyé l'Ange Gabriel vers le St Prophète pour lui annoncer qu’Il avait accepté le pardon du jeune homme.

            Moralité, un péché que même le St Prophète a considéré comme impardonnable, a été effacé par Allah (swt). Mais la sincérité et le sacrifice du demandeur doit aussi être à sa mesure !

            Notre 4è Imam Hazrat Zaynoul Abédine (as) a dit que les 10 derniers jours du mois de Ramazàne sont les jours de pardon. Nous avons donc la bonne occasion pour demander pardon de toutes nos fautes passées, et de s'engager en même temps à ne plus recommencer les mêmes fautes. Notamment, la nuit de Laylatoul Qadr est la nuit de la destinée, c'est également une nuit pour se consacrer à demander pardon et à adorer Allah (swt). "Elle est meilleure que milles mois" dit le Saint Coran.

            Bien sûr, l'homme est trop absorbé par les soucis ou l'avidité de la vie. Pourtant, il sait qu'un jour il devra quitter ce monde, et ne rien emmener avec lui, sauf ses bonnes actions. Pourquoi ne profite t il pas de ce mois bénit de Ramazàne pour se détacher un peu du plaisir et de l'engrenage de la vie. "L'homme ne réfléchit il pas ?" dit le Saint Coran.

            Allah (swt) a dit au Prophète Dawood (as) que l'homme cherche quatre choses dans certains lieux, alors que Je l'ai mis ailleurs. Ce sont :

1- J'ai placé le savoir dans la difficulté et la faim, mais l'homme le recherche dans l'aisance et l'abondance.

2- J'ai placé Ma Satisfaction quand l'homme contrôle et comprime son naffs, mais l'homme cherche à me satisfaire dans ses envies.

3- J'ai placé la réussite dans la capacité à se contenir (santosh), une espèce de "auto-limite/auto-contrôle", alors que l'homme la cherche dans la richesse et le progrès.

4- J'ai placé la sérénité dans le paradis, alors que l'homme la cherche dans le monde.

            L'homme est obsédé par les soucis qu'il se crée lui-même , car il n'a pas confiance en Allah (swt).

            La vie d’Ayatoullah Khomeyni est là pour nous rassurer que si quelqu’un a une confiance pleine et totale en Allah (swt), il devient capable de renverser une monarchie vieille de 2500 années, et de mettre « à genoux » les politiciens de la Maison Blanche, par le seul aide de son imàne. Allàho Akbar !

                                                                                                          Résumé par G. Radjahoussen

 

 

Bismillah

A.S.I.J.                                                          

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Ramadhan n°14 – 23/12/99

 

Résumé de takrir délivré par Al Hajj Moulla Moustafa Jaffar.

 De I.E.B. (Islamic Education Board) du The World Federation. London

 

Moulla Moustafa Jaffer précise que c'est son dernier takrir puisqu'il doit nous quitter le lendemain pour Londres.

            Il remercie le Président du Jamàte pour l'avoir invité à La Reunion et lui avoir donné l'occasion de faire le tabligh parmi nous. Il remercie également tous les membres du Jamàte lui ayant servi avec cœur et dévouement durant son séjour à La Reunion. Il souhaite qu'Allah (swt) accepte sa modeste contribution dans la voie du tabligh et les dou'às, invocations et prières de chaque participant aux différents programmes de Ramzànoul Moubàràk. Ilahy Amine.

            En l'honneur de notre 2è Imàm Hazrat Hassan (as), dont c'est l'anniversaire de la naissance (ce soir), il a apprécié que le jamàte ait organisé le "hàdjar soufro ou Dastarkhàn" (symbole de la distribution de nourritures aux démunis, nécessiteux et voyageurs) que notre Imàm avait l'habitude de faire en son temps. (Sois dit en passant que l'inventeur des "restos du cœur" n'est pas Coluche, mais notre 2è Imàm !). Il est besoin d'organiser de telles manifestations pour que nos enfants et nos jeunes puissent se rappeler des sacrifices offerts par nos Imàms, comme par ailleurs les Alam, Tazia etc..

            Le "Dastarkhàne" d'Imàm Hassan (as) était très connu en Arabie. Un jour, durant le khàlifat d'Imàm Ali (as),  un homme se présente à ce Dastarkhàn pour manger, et tout en mangeant il en prend un peu dans sa poche. Imàm Hassan (as) ayant remarqué cette attitude inhabituel, lui dit de bien manger lentement, à sa faim, et lui rappelle qu'il pourra revenir quant il voudra, en lui demandant pourquoi il en prenait dans sa poche. Et l'homme de répondre, qu'en venant ici, il a vu quelqu'un d'encore plus pauvre que lui à la Mosquée.

            Alors, Imàm Hassan (as) lui répond que ce n'était pas la peine de s'inquiéter pour cet homme qui était son propre père Ali ibné Abi Talib (as), car il avait l'habitude de vivre simplement et pauvrement pour que les pauvres de son Etat ne sentent pas lésés.

            Notre sujet d'aujourd'hui sera la relation entre parents et enfants dans notre communauté. Allah (swt) dit que les parents ont des droits sur leurs enfants et réciproquement. Les enfants et les jeunes surtout sont l'avenir de notre communauté, et l'Islam a, bien sûr, prévu que cet avenir soit préparé sur une base saine et réciproquement bénéfique.

            La racine de cette préparation est la relation entre parents et enfants, et la transmission du savoir. Si cela est bien mené, l'on aboutit a des résultats honorables. Sinon, l'on se glisse vers le système d'éducation occidental où les parents, trop affairés à collecter des fortunes ou bien plongés dans les plaisirs éphémères de ce monde, n'ont plus le temps de s'occuper de leurs progénitures qui risquent de devenir des tares pour la société.

            Tout commence dès le mariage du couple, car il faut choisir un partenaire non pas en fonction de sa beauté et fortune (mal or jamal), mais en fonction de la bonne réputation et l’honorabilité familiale. Les enfants qui en seront issus auront moins de risque de dérapage.

            Les parents ont l'obligation de donner un beau nom à leur enfant. Ensuite ils doivent lui donner une bonne éducation. Notre 6è Imam Hazrat Jaffar As Sadiq (as) dit qu'un enfant doit être un "roi" jusqu'à l'age de 7 ans, puis un élève de 7 à 14 ans, et enfin un vizir de 14 à 21 ans.
            Jusqu'à l'age de 7 ans, les parents doivent élever leur enfant dans l'affection, en douceur et en montrant le bon exemple. Le premier Madressa est bien sur la maison, car l'enfant y voit et apprend ce que ses parents ont l'habitude de faire. Les parents ne doivent pas frapper délibérément un enfant de cet âge.

            De 7 à 14 ans, les parents doivent prendre les choses avec tact et intelligence pour faire accepter par l'enfant les décisions prises. Ils doivent exiger de l'enfant qu'il apprenne le namàze et l'accomplisse régulièrement. Imam Ali (as) dit qu'après l'age de 12 ans, si l'enfant refuse de prier (namàze), alors les parents auront le droit de le frapper (maximum 3 fois).

            Après l'age de 14 ans, l'enfant aborde la jeunesse et constate les changements physiologiques en lui même. C'est l'age important pour maintenir de bonnes relations entre parents et enfants. Il faut casser les tabous et discuter avec une ouverture d'esprit tout en restant dans les limites de la sharia. A cet âge, souvent, les jeunes ont l'impression qu'ils ne sont pas consultés dans les affaires et décisions familiales. Les parents doivent les impliquer sur ce plan pour les responsabiliser aussi.

            Mais attention aux enfants, il n'y a pas que les parents qui ont des devoirs. Les enfants n'ont pas le droit de dire "ouf" à leurs parents (dit le Saint Coran) pour leur respect. Et un hadiçe de nos Ayimmàh (as) dit que si les parents coupent à juste raison leur relation avec un enfant (àkh), alors celui ci ne pourra même pas sentir le parfum du jannat (paradis), qui pourtant se propagera jusqu'à 500 années-voyage.

                                                                                                          Résumé par G. Radjahoussen