Quatrième nuit de Moharram


Ce soir nous abordons la deuxième partie de notre sujet qui est “ la responsabilité de l’homme ici bas et dans l’au-delà ”. (Coran 66 : 6)..

Allah (swt) dit : “ le Jour du Jugement, personne ne pourra bouger tant qu’il n’aura pas répondu à quatre questions :

1- Qu’as-tu fais de ta vie sur Terre ?

L’as tu passée sur le droit chemin ou bien l’as tu passée dans les futilités et les pêchés ?

Chers frères et sœurs, nous ne vivons qu’une fois ici bas. Profitons en pour remplir nos stocks de provisions pour l’au-delà. Le voyage risque d’être long !

Dans le Sahifé Kàméla, notre quatrième Imam dit à Allah (swt) : “ Ô Allah, si tu estimes que ma vie est correcte et bonne, alors prolonge la, mais si tu juges que ma vie est mauvaise et incorrecte, alors enlève moi de cette Terre ”.

Imam Ali (as) dit : “ Quand un homme meurt, les autres hommes demandent ce qu’il a laissé alors que les Anges demandent ce qu’il a apporté ”.

Le Prophète rapporte que Allah (swt) a instauré deux limites (Ihlàm) pour l’homme :

a) A la naissance, IL lui attribue la vie comme un dépôt (amànate). IL l’envoi sur terre, pur et sans pêchés (màssoume).

b) A la mort, il lui demandera ce qu’il a fait de sa vie. L’homme a t-il été correcte dans la gestion de cette vie (wafàdàri), car Allah a promis d’être Juste pour ses comptes et pour ses récompenses.

Imam Moussé Kàzim, “ Bàboul Hawà ”, dit : “ quand tu désires la mort, réfléchis avant sur ce que tu as rassemblé pour emmener avec toi. As tu assez de provisions pour l’au-delà ? Car dis toi bien que quand l’Ange de la mort (Malékoul Mawte) viendra te chercher, il n’attendra pas, même une seconde !

Ô, homme, pour savoir la valeur de la vie et du temps et même de quelques minutes que tu possèdes, demandes le à celui qui, à l’agonie (sacaratoul mawte = dernier instant de la vie), lutte pour gagner un peu de temps…

Imam Djàffar Sàdiq dit qu’Allah recommande aux Anges gardiens d’être plus sévères dans l’enregistrement des comptes à partir de l’âge de quarante ans. Alors, sois prudent dès l’âge de quarante et accumule le maximum de provisions pour après la mort ; dès cinquante ans commence à collecter tes “ bagages ” car tu dois être prêt à partir, dès soixante ans soit fin près et attend de pied ferme l’Ange de la mort. Et à partir de soixante-dix ans vit comme un “ mort ” !

2- Qu’as tu fait de ta jeunesse ?

Bien que la jeunesse soit comprise dans la vie, pourquoi Allah pose cette question à part ?

C’est parce que certains actes ne peuvent avoir lieu que dans la jeunesse et non à d’autres moments de la vie.

Savez vous que quand le Prophète Ibràhim (as) à été jeté dans le feu par le Néron, il n’avait que seize ans. Grâce à son imàne en Allah, Ibràhim a rendu le feu aussi froid que la glace ! N’est ce pas un message aux jeunes qu’ils ont la possibilité d’éteindre le feu du mal qui entoure notre monde !

En 1960, on a demandé à Ayatoullah Khomeiny, qui voulait une révolution en Iran, qui seront ses soldats. Il a répondu : “ mes soldats sont en préparation, soit dans le ventre soit sur les genoux de leurs mères ”. Il avait compris que pour mener à bien une révolution, il fallait reformer toute une génération et bien préparer surtout une jeunesse non polluée de valeur occidentale.

Notre jeunesse a une grande responsabilité sur ses épaules. Ils sont l’avenir de notre communauté et de notre dîne. Ils seront nos leaders de demain. Ils doivent être bien préparés pour affronter les agressions cultuelles et culturelles de kouffre. Ils ont une dette à payer envers Ali Akbar, Kàssim, Aun et Mohammad… pour la sauvegarde de l’islam originel.

Allah dit : “ le meilleur jeune est celui qui a l’expérience d’un vieux dès sa jeunesse ”. Deux choses accompagnent l’homme jusqu’à l’âge de dix-huit ans : l’intelligence et la folie. Après la dix-huitième année, Allah lui accorde la capacité de choisir en toute connaissance de cause. Le jeune doit faire le bon choix.

Nos jeunes ont des devoirs :

a) Connaître son temps (zamànà)

Chacun sait que durant la jeunesse, l’attirance sexuelle est très forte, surtout dans le milieu scolaire et universitaire en occident où la femme est devenue objet d’exhibition ou commerciale.

Dans ce genre d’atmosphère, le jeune doit faire preuve de force de caractère et d’imàne pour affronter son nafss.

D’autre part, Imàm Djàffar Sàdiq : “ si quelqu’un commet le zinà (adultère) avec la femme d’autrui, la même action peut être produite avec sa propre femme !

Quand un jeune détourne son regard d’une femme provoquante, Allah lui accorde la douceur dans son imàne et la promesse d’une “ Houri ” dans l’au-delà. Alors ne devenons pas esclave de notre nafss.

b) Connaissez vos amis : c’est le fameux dicton: “ Dit moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es ? ”

Le deuxième Imàm dit : “ un ami qui aime les gounàhs (péchés) est comme un beau sabre, il vous coupera la tête ”.

Ecartons nous des amis qui n’enseigne pas la patience et les bonnes actions. Savez vous que l’amitié est une chose qui peut nous emmener jusqu’au Jannat ou Jahannam ! Alors prenez de bons amis qui peuvent plaidoyer en votre faveur devant Allah même après la mort.

Enfin : c’est aux jeunes de corriger les erreurs des parents et de redresser la situation de la communauté en montrant l’exemple et en militant pour la paix.