Sixième nuit de Moharram


Allah (swt) attribue à qui IL veut le rizk selon son “ massléhat ”.

Imam Ali (as) dit : “ un riche a les moyens de se sentir chez soi même à l’étranger alors qu’un pauvre se sent étranger même chez lui ! ”

Allah dit qu’IL s’excusera auprès des pauvres (qui l’ont été par son massléhat) le Jour du Jugement.

D’autre part, “ l’argent ne fait pas le bonheur ” , le riche n’est pas forcément heureux car la richesse qu’il a, l’empêche parfois de dormir, il faut la préserver, l’investir, l’entretenir…

Celui qui est heureux, en fait, c’est celui qui maîtrise ses envies, celui qui est content de sa condition quelle qu’elle soit.

Le roi Alexandre Le Grand, n’avait il pas reconnu que le philosophe grec Diogène, un de ses sujets, était en fait plus heureux que le roi lui-même car pour lui les valeurs socio-économiques se reléguaient au deuxième plan ! Ce qui était important c’était le “ Kanà’at ” (santosh), la maîtrise de ses envies et la satisfaction de son état !

Imam Ali est allé au bàzàr pour acheter la viande. Son argent ne lui permettait que d’acheter le petit morceau de viande, mais le vendeur lui dit qu’il lui laissait le gros morceaux par largesse. Imam Ali a répondu qu’il ne prendrait que le petit morceau pour rester satisfait de sa condition (kanà’at).

La richesse doit, en réalité, être dépensé dans la voie d’Allah (swt) avec mesure. Elle ne doit être ni thésaurisée, ni gaspillée. Il faut adopter le juste milieu dit notre sixième Imàm. Tout est question de confiance dans les paroles d’Allah (swt) qui dit dans le Saint Coran que celui qui dépense dans sa voie aura un bénéfice multiplié par sept cents.

Allàmà Majlissi rapporte dans Hayàtoul Qouloub qu’Allah a offert le choix d’une demi-vie pauvre et une demi-vie riche à un homme. Celui-ci a choisi d’abord la demi-vie riche, avant d’affronter la demi-vie pauvre. Comme il était un bon momine, pendant sa demi vie riche, il a dépensé beaucoup sur le chemin d’Allah. A la fin de sa demi-vie riche, il s’est préparé pour sa vie de pauvre, mais Allah (swt) lui dit que comme il a dépensé sa richesse dans sa voie, Allah lui a attribué la richesse pour sa vie entière !

Moralité : ne soyez pas khanjouss (radin) et dépensez dans le chemin d’Allah pour vous enrichir.

4- La quatrième question qu’Allah vous posera le Jour du Qyamat est notre affection ou amour pour l’Ahl-oul-Bayt (famille du Prophète). (Coran 42:23)

L’amour et l’affection envers l’Ahl-oul-Bayt nous a été demandé par le Saint Prophète et par Allah (swt) dans le Saint Coran. Dans de nombreuses occasions, le Saint Prophète a montré à son Oummat la nécessité de l’amour de l’Ahl-oul-Bayt pour obtenir le droit chemin et donc le Jannat : Housein est de moi et je suis de Houssein ; Hassan et Houssein sont les chefs des jeunes du Paradis ; Fàtimà et une partie de moi-même son ami et mon ami, son ennemi est mon ennemi ; Ali est votre Mawlà au même titre que moi-même etc.

Un homme est allé voir notre cinquième Imàm Mohammad Bàqir (as) et lui a dit qu’il avait quitté son père qui était un ennemi d’Ahl-oul-Bayt. Maintenant que son père est mort, il était dans la difficulté car il ne savait pas où son père avait caché sa richesse dont il avait grand besoin pour régler sa dette. Le cinquième Imàm lui a indiqué d’aller au Jannatoul Baqi tel jour à minuit et d’appeler son père par l’intermédiaire d’un nommé Darjan. Quand l’homme a vu son père, celui-ci était dans un état lamentable et plus qu'inquiétant. Il a dit : “ je regrette, je regrette, je regrette d’avoir été ami de Bani Oumayyàh et ennemi d’Ahl-oul-Bayt ”. Puis il a indiqué à son fils l’endroit où il avait caché l’argent duquel il lui a dit de prendre les deux tiers et d’en remettre le tiers à Imàm.

Nous trouvons dans les livres de Ahl Sounnat wal Jamà-at que l’affection envers Ali (as) est un ibàdat !

Le Saint Coran n’a t-il pas montré lors de l’événement du Ghadir-é-Koum que la vilàyyat (succession) de Ali (as) était une obligation si forte que si l’annonce de cette vilàyyat n’était pas faite, alors toute la Rissàlat (prophétie) était remise en question ! (Coran 5: 67)

Les Madjàlissés Houssein (as), les Zyàratés Aymmàh (as), les Ashràés Moharram etc. sont des preuves de mohabbaté Ahl-oul-Bayt (as). Et cette affection envers les Ahl-oul-Bayt apporte la tranquillité au moment du sacaratoul mawte (agonie) et aide à préserver la foi (imàne) jusqu’à la mort.

Mais attention , le mohabbté Ahl-oul-Bayt n’est pas une carte blanche pour entrer au Paradis. Les wàjibates devraient être accomplis et le dîne comprit et appliqué avec mà’réfat.