Nous devons remercier Allah (swt) avec des “ sidjdà-é-shoukr ” pour nous avoir fait naître ou connaître dans un milieu où règne le houbbé (affection) Alé Mohammad (Ahl-oul-Bayt). C’est un grand né’mat (bénédiction) pour nous.
Allah (swt) dit à Mohammad le Saint Prophète: “ si Je ne t’avais pas crée, alors Je n’aurais rien crée, ni la Terre, ni la mer, ni les hommes, ni les arbres, ni les planètes… En un mot l’univers ! ”
Nous voyons donc l’importance du Saint Prophète vis à vis d’Allah (swt) !
Et notre dogme stipule “ awwalouna Mohammad, awssatouna Mohammad, àkhirounà Mohammad, koullouna Mohammad ” qui veut dire que Mohammad est confondue avec sa pure famille, c’est à dire que du Saint Prophète en passant par sa fille Fàtimà et son gendre et cousin Ali ibné Abi Tàlib jusqu’à notre douzième Imàm, ils ont tous la même pensée et la même sainteté, sauf que Mohammad est un prophète alors que les douze autres sont des Imàms. Par ailleurs le Saint Prophète lui-même avait déjà prédit, selon des hadiçes biens fondés, ses douze successeurs en précisant leurs titres et en disant que le dernier entrera en occultation par ordre d’Allah(swt).
Nous parlerons aujourd’hui du shafà-at (intercession) au Jour du Jugement.
Le sixième Imàm Jaffar Sàdiq (as) dit que celui qui renie l’une des trois choses suivantes ne peut être considéré des nôtres, des shias issnà asheri !
a) Le mehràj physique du Prophète b) Les questions de Mounkir et Nakir dans la tombe c) Le Shafà-at de Ahl-oul-Bayt le jour du Qyamat.
Djanàbé Fàtimà Zehrà (ahs) a promis de faire le shafà-at, le Jour du Jugement, de ceux qui ont milité la cause d’Imàm Houssein (as) par les actes, la parole, la pensée ou par le cœur ! Elle a promis d’intercéder pour sauver les Azàdàrés Houssein du feu de l’enfer.
Ce jour là, les non shias regretteront de ne pas bénéficier de ce rehmat !
Mais il faut souligner une chose : durant le Ashrà-é-Moharram, nous sacrifions beaucoup de notre temps et d’argent, mais faisons-le avec ma’réfat (compréhension). Ne prenons pas tout ceci comme un rite ou cérémonie sans fondement (rassam, rite, riwàj, àdate). Soyons pleinement conscient et convaincu de notre dogme ! soyons capable d’expliquer à autrui le bien fondé de nos actes.
On a demandé au Prophète, comment un Imàm en occultation (cas de douzième Imàm) peut il être bénéfique à son oummat. La Saint Prophète de dire : “ au même titre que le soleil derrière les nuages ”.
D’autre part, si les musulmans admettent que sheitàn, tout en étant ghayb (occulté, invisible), peut tenter et entraîner les hommes vers les mauvaises actions et l’égarement, pourquoi ne pas admettre que le Imàm Mehdi, tout en étant ghayb, puisse nous assister comme guide !
Il faut bien comprendre la signification de mot ghaybat. Dans le cas de Imàm Mehdi, le ghaybat ne veut pas dire qu’il est en occultation stricte et impossible à joindre. Notre dogme admet qu’il est présent sur la Terre (Allah (swt) dit dans le Saint Coran qu’IL ne laisse jamais l’humanité sans guide !) et que seuls ceux qui sont mouttaqi (extrêmement pieux) ont la chance de le rencontrer ou voir. Il y a des chances de le rencontrer notamment durant le wàjib Hajj ou dans le namàzzé mayyit d’un momine ou après avoir accompli certains à’amàls biens spécifiques.
Pour bien comprendre, prenons le cas de Nabi Youssouf, fils du Nabi Yacoub. Alors qu’il était roi du Missr (Egypte) et que ses frères sont venus lui demander de l’aide, ses frères ne lui ont pas reconnu, mais lui savait que c’était ses frères. Donc pour ses frères, Youssouf était en ghaybat !
Quels sont nos devoirs pendant le ghaybat du douzième Imàm ?
a) Nous devons rester triste tant que nous ne pouvons le rencontrer ; et surtout garder une forte envie de le rencontrer; b) Nous devons faire le douà pour son salàmati (assurance et protection); c) nous devons donner sadqà de sa part; d) Nous devons accomplir un Hajj nyàbat pour lui (après le nôtre); e) Nous devons nous préparer activement et attendre son zouhour (réapparition); f) En cas de grande difficulté, nous devons faire appel à lui, par arizà ou par à’amals.
Pour plus de détails sur Imàmé Zamànà, il est conseillé de voir et écouter les vidéocassettes de Maulànà Sàdiq Hassan “ Mohsinàmé Islàm ”.
Qu’est ce le shafà-at (intercession) ?
Notre cinquième Imàm dit: “ nous pourrons faire le shafà-at (intercession) de nos Shiàs, mais nous ne pourrons pas faire le barà-at ”. Le barà-at veut dire une intervention pour exemption totale, une sorte de carte blanche. Mais le shafà-at veut dire une intervention pour l’obtention d’une remise (allégement de peines).
Qui aura droit au shafà-at ? Il est logique que seuls ceux dont Allah (swt) et les quatorze Màssoumines sont contents peuvent espérer le shafà-at au Jour du Jugement.
Les deux hadiçes ci-dessous de nos Ayimmàhs illustrent bien le chemin à suivre :
1- “ celui qui meurt dans le mohabbaté Alé Mohammad, meurt comme un shahid (martyre) ”
2- “ celui qui considère le namàze comme une chose secondaire, ne peut espérer notre shafà-at ”.
Alors à nous de nous demander si les Ahl-oul-Bayt sont content de nos actes et si nous pouvons esperer leur shafà-at le Jour du Jugement.
Mominine : méditons bien. Pour obtenir la satisfaction d’Allah (swt) et de nos Ayimmàhs, il est nécessaire d’abord d’acquérir le Ma’réfat de l’islam, puis d’avoir le mohabbaté Alé Mohammad et ensuite d’adopter le comportement d’un mouttaqi durant sa vie. (Mouttaqi = intègre, honnête, juste, bon, aimable, ayant le khaufé khoudà, … toutes les qualités réunies).